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Mutuelle d'entreprise : ce que la loi vous impose.

Proposer une complémentaire santé à vos salariés n'est pas une faveur, c'est une obligation — et votre convention collective peut aller au-delà du minimum légal. Cette page vous dit où vous en êtes, sans jargon et sans rien vous vendre.

2016
obligatoire depuis le 1ᵉʳ janvier
50 %
de la cotisation du socle, au minimum, à votre charge
1501
l'IDCC de la convention collective de la branche
1
salarié suffit à déclencher l'obligation
L'essentiel

Quatre points, et vous savez où vous en êtes.

Si vous ne lisez que ça, lisez ça. Le reste de la page détaille chacun de ces points.

  1. C'est obligatoire

    Depuis le 1ᵉʳ janvier 2016, tout employeur du secteur privé doit proposer une complémentaire santé collective à ses salariés. Aucun effectif minimum : un restaurant d'un seul salarié est concerné.

  2. Vous financez au moins la moitié

    La participation de l'employeur porte sur au minimum 50 % de la cotisation du socle obligatoire. Le reste est précompté sur le salaire.

  3. Tous les salariés sont concernés

    L'adhésion est obligatoire pour l'ensemble des salariés. Certains peuvent demander une dispense, mais uniquement dans des cas limitativement prévus.

  4. Il faut un acte de mise en place

    Le régime se met en place par décision unilatérale de l'employeur, accord collectif ou référendum. Sans cet acte écrit, le régime n'est pas valablement institué.

Votre convention collective

La loi fixe un plancher. Votre branche peut le relever.

C'est le point que presque tous les dirigeants découvrent trop tard : le minimum légal n'est qu'un minimum. Si votre convention collective prévoit mieux, c'est elle qui s'applique.

La restauration rapide relève de l'IDCC 1501

C'est le numéro d'identification de la convention collective nationale de la restauration rapide. Chaque convention porte un IDCC : il sert à savoir, sans ambiguïté, quel texte s'applique à votre entreprise.

Ce n'est pas votre cuisine qui décide

Contrairement à une idée répandue, l'IDCC 1501 ne se déduit pas de ce que vous servez. Burger, kebab, tacos, pizza, sushi ou poke : ce qui compte, c'est le mode de service. Une pizzeria avec service à table ne relève pas de la même convention qu'un comptoir de vente à emporter.

Comment en avoir le cœur net

La convention applicable figure sur vos bulletins de paie et dans vos contrats de travail. En cas de doute, c'est le premier élément que nous vérifions avant d'établir quoi que ce soit.

Lire le guide de la convention collective
Le guide du dirigeant

Six sujets à maîtriser avant de signer.

Y compris si vous ne signez pas avec nous. Tout est écrit ci-dessous, rien n'est caché derrière un formulaire.

Vos obligations

Ce que l'entreprise doit mettre en place.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2016, les employeurs du secteur privé doivent proposer une complémentaire santé collective à leurs salariés et participer à son financement à hauteur d'au moins 50 % de la cotisation du socle obligatoire.

Le contrat doit couvrir un panier de soins minimum et sa mise en place suit un formalisme précis : décision unilatérale, accord collectif ou référendum. Certains salariés peuvent demander une dispense d'affiliation, mais uniquement dans des cas limitativement prévus.

À retenir

Votre convention collective peut imposer des obligations supérieures au minimum légal. C'est le premier point que nous vérifions.

Le vrai coût

Pourquoi comparer deux prix ne suffit pas.

Deux cotisations identiques peuvent recouvrir des réalités très différentes : périmètre du socle, niveau des remboursements, options facultatives, cotisation des ayants droit, part employeur réelle.

Le coût pour l'entreprise dépend aussi de la répartition employeur / salarié et du traitement social et fiscal des cotisations.

À retenir

Le bon indicateur n'est pas le tarif affiché, mais le rapport entre ce que vous payez et ce que vos salariés obtiennent réellement.

Les garanties

Ce qu'il faut réellement regarder.

Regardez d'abord les postes réellement consommés par vos équipes : consultations, pharmacie, dentaire, optique. C'est là que se joue la perception du contrat par les salariés.

Vérifiez ensuite l'hospitalisation, qui protège contre les restes à charge importants, puis les postes plus spécifiques : orthodontie, audiologie, lentilles.

À retenir

Deux contrats peuvent afficher le même pourcentage sans rembourser le même montant : tout dépend de la base de remboursement utilisée.

Vos salariés

Entrées, sorties, évolution des effectifs.

Dans la restauration rapide, le contrat vit en permanence : chaque embauche donne lieu à une affiliation, chaque départ à une radiation.

Un ancien salarié peut, sous conditions, conserver la couverture pendant une durée limitée après la fin de son contrat — c'est la portabilité — sans cotisation supplémentaire de sa part.

À retenir

Un suivi rigoureux évite deux erreurs coûteuses : cotiser pour des salariés partis, ou découvrir qu'un salarié n'était pas couvert au moment d'un sinistre.

Le bon moment

Quand peut-on changer de contrat ?

Un contrat collectif se résilie généralement à son échéance annuelle, en respectant un préavis — souvent deux mois. Concrètement, une décision se prépare plusieurs semaines à l'avance.

Rien n'empêche en revanche de faire analyser son contrat à n'importe quel moment de l'année : c'est même le meilleur moyen d'arriver à l'échéance avec une décision déjà prise.

À retenir

Attendre le dernier moment, c'est reconduire son contrat par défaut pour une année de plus.

Après la signature

Le contrat continue de se gérer.

La signature n'est pas la fin du travail : information des équipes, remise des documents, traitement des dispenses et des affiliations en font partie.

Chaque année, les cotisations peuvent évoluer. Un contrat doit être réexaminé à l'échéance, en s'appuyant sur la consommation réelle.

À retenir

C'est précisément le rôle du courtier : rester votre interlocuteur une fois le contrat en place, pas seulement au moment de le vendre.

Informations générales à caractère pédagogique, non contractuelles, susceptibles d'évoluer avec la réglementation. Elles ne se substituent pas aux conditions générales du contrat ni à votre convention collective.

Entrer dans le détail

Nos guides, textes à l'appui.

Chaque guide traite un sujet en entier et cite ses sources — convention collective, Code de la sécurité sociale, textes officiels.

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